Anxiété : comprendre ce qu'elle vous dit et apprendre à vivre sans

Vous ressentez des palpitations, votre respiration qui se coupe, vous ressentez un poids sur la poitrine, vos pensées s’emballent et que vous n’arrivez plus à arrêter. C’est de l’anxiété. Vous avez cette sensation d’un danger imminent sans pour autant comprendre ce qui vous met dans cet état.

L’anxiété, beaucoup d’entre nous la connaissent. Elle peut gâcher une journée, une semaine, une année entière. Et pourtant, elle reste mal comprise, minimisée, très mal gérée : « c’est dans ta tête, il faut juste te calmer », et malheureusement elle est trop rarement travaillée à sa source.

J’ai moi-même traversé cette expérience avec des palpitations et la gorge qui se serre parfois sans contexte angoissant ou strassant. J’ai dû apprendre ce qu’était l’anxiété avant de pouvoir vivre avec puis travailler en profondeur sur mes perceptions et mes schémas pour pouvoir vivre sans. C’est ce chemin que je prends aujourd’hui avec les personnes que j’accompagne.

"Je suis beaucoup dans les projections anxieuses, je ne pense qu'au pire."
Portrait d’une cliente satisfaite après une séance de psychanalyse expansive avec Julie Garel.
Nathalie C.
Conseils de Julie Garel psychanalyste pour gérer votre anxiété.

Ce qu'est vraiment l'anxiété

L’anxiété est une réponse de l’organisme face à une menace, réelle ou perçue. Physiologiquement, c’est une réaction de survie : le corps se prépare à fuir ou à se défendre. Le cœur s’accélère, la respiration se modifie, les muscles se contractent.
Le problème, c’est quand ce système d’alarme se déclenche sans danger réel. Quand votre corps réagit avant une réunion professionnelle, à un message reçu, à une décision à prendre comme s’il s’agissait d’une menace iminente pour votre survie.
À ce stade, l’anxiété ne vous protège plus. Elle vous épuise.

Les formes qu'elle peut prendre

L’anxiété ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine. Elle peut se manifester par :

  • Des inquiétudes constantes et difficiles à contrôler.
  • Une hypervigilance permanente : anticiper le pire, se préparer à tout.
  • Des troubles du sommeil : du mal à s’endormir, des réveils nocturnes, des palpitations au réveil.
  • Des symptômes physiques chroniques : tensions musculaires, maux de tête, troubles digestifs.
  • Une difficulté à se détendre, même dans des situations agréables.
  • Une procrastination importante : différer par peur de mal faire.
  • Un besoin de contrôle excessif sur les événements et les autres.

Ces manifestations sont souvent vécues comme des traits de caractère  « je suis quelqu’un d’anxieux » plutôt que comme des symptômes d’un état à travailler.

Séance de psychanalyse en cabinet – Julie Garel, Meung-sur-Loire

D'où vient l'anxiété ?

L’anxiété chronique ne tombe pas du ciel et elle n’est pas innée : ce n’est pas une trait de votre personnalité. Elle a une histoire, souvent ancienne.
Elle peut venir d’un environnement d’enfance imprévisible ou peu sécurisant, où l’hypervigilance était une stratégie de survie.
Elle peut être liée à des blessures d’attachement, la peur d’être abandonné(e), rejeté(e), de ne pas être à la hauteur (si vous avez grandit avec des parents très exigeants). Elle peut aussi être le résultat d’une accumulation de stress non traité, de trop-plein émotionnel refoulé.

Ce qu’il est important de comprendre c’est que l’anxiété dit quelque chose. Elle n’est pas un dysfonctionnement aléatoire. C’est un signal, souvent amplifié, de quelque chose qui mérite d’être entendu.

Ce qu'elle n'est pas

-> L’anxiété n’est pas une faiblesse même si elle vous affaibli au quotidien.
-> Ce n’est pas non plus un manque de volonté ou de caractère. -> Ce n’est pas non plus une fatalité, quelque chose avec lequel vous seriez condamné(e) à vivre indéfiniment.
C’est une réponse apprise qui s’est installée.

Et heureusement ce qui s’apprend peut se désapprendre, ou plus précisément, se transformer.

Gérer l'anxiété vs la travailler en profondeur

Il existe des techniques qui aident à gérer l’anxiété au quotidien : la respiration, la pleine conscience, l’exercice physique, la régulation du sommeil. Ces outils sont utiles et je les recommande.

Mais gérer n’est pas guérir.

Si l’anxiété revient dès que les techniques s’arrêtent, c’est qu’elle est alimentée par quelque chose de plus profond, des croyances, des schémas, des blessures qui méritent un travail de fond.

C’est là que la psychanalyse combinée au coaching prend tout son sens : comprendre ce que l’anxiété dit de vous, d’où elle vient, quels schémas elle protège et construire de nouvelles façons d’être en relation avec vous-même et avec le monde.

Un mot pour les proches

L’entourage d’une personne anxieuse peut se sentir démuni. Vouloir aider et ne pas savoir comment. Parfois même, sans le vouloir, renforcer l’anxiété en cherchant à rassurer trop rapidement.

Si vous êtes proche d’une personne anxieuse : votre présence compte plus que vos solutions. Écoutez sans chercher à réparer. Et encouragez doucement l’idée d’un accompagnement pas comme un aveu de faiblesse, mais comme un acte de courage.

Je teste mon anxiété

Ce test est basé sur l’inventaire d’anxiété de Spielberger (STAI), un outil clinique développé par le psychologue Charles Donald Spielberger (1927-2013). Il est l’un des plus utilisés au monde pour évaluer l’anxiété, au-delà des variations émotionnelles du moment.

Lisez chacune des 20 phrases et choisissez la réponse qui décrit le mieux ce que vous ressentez en général. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse.

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